PRÉVENTION CONTRE LES CHUTES D’ARBRES

Nov 4, 2013 | Actualités

© Jean-Marc GARNIER © Jean-Marc GARNIER

Au fond de la mine, avant les armatures métalliques et les « étançons », les poutres en bois servaient à maintenir le toit et le plafond des galeries. Beaucoup de bois, même le chêne pourtant réputé pour sa solidité, ne garantissaient pas une sécurité totale pour les mineurs, car, en cas de forte poussée, ils cassaient d’un seul coup. Le bois de pin, lui, prévenait les mineurs par ses craquements avant l’effondrement de la « taille ». Les ouvriers avaient ainsi quelques instants pour se mettre à l’abri.
C’est pour cela que des pins furent plantés sur les collines des basses Cévennes.
Maintenant, les mines sont fermées, les galeries inondées, mais les pins ont continué à croître et à essaimer sur les pentes de nos montagnes.
En bordure de route, devenus imposants et dangereux, il devient nécessaire de les abattre avant qu’ils ne s’écroulent sur la chaussée.
Une fois les lignes aériennes mise au sol, pour ne pas casser les câbles, les bûcherons se sont mis au travail. Chantier bien sécurisé, circulation alternée, des camions transporteurs avec grue de levage ont rapidement dégagé la chaussée. Face à l’ancien transformateur de la mine, la paroi abrupte est maintenant sécurisée.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 28/10/2013)