Des nouvelles d’Alexia et Bruno, 2 jeunes argentins qui ont séjourné au village en 2020

Avr 24, 2022 | Actualités

Michel et Liviana Sublime ont reçu des nouvelles de Alexa et Bruno, les deux jeunes musiciens argentins qui ont séjourné à Saint Jean durant l’été 2020.

L’occasion d’un échange avec eux en attendant, qui sait, un éventuel retour au village pour un nouveau séjour.

Michel Sublime :  Alexa et Bruno, vous aviez été « confinés » à Saint Jean durant 2 mois et demi. Le 17 septembre 2020, après quelques soucis pour obtenir un billet d’avion vous réussissez à embarquer et vous rentrez au pays, comment ce voyage s’est-il passé ? Racontez-nous votre retour.

Alexa, Bruno :

Oui, bien que nous ayons beaucoup apprécié le temps que nous avons passé à Saint Jean. Il était temps de rentrer chez nous. Finalement après quelques soucis nous avons réussi à rentrer en Argentine. Ce fut un très beau moment, car le temps que nous avons passé à Saint Jean nous a permis de mieux connaître ses habitants et de vraiment entrer en contact avec eux. Nous avons eu la chance d’avoir Liviana et Michel à nos côtés qui nous ont accompagnés jusqu’à la gare d’Alès pour faire le trajet en bus Nîmes-Madrid. C’était génial car on a passé une belle journée à Madrid avant prendre l’avion.

M.S :  Vous faites Madrid, Buenos Aires mais vous devez encore rejoindre Mendoza, comment avez-vous fait et quand avez-vous retrouvé vos familles car je crois que vous avez été mis en quarantaine?

A.B : Nous sommes arrivés à Buenos Aires le samedi 19 septembre au matin. Nous avions quelques heures libres à l’aéroport pour manger ou nous reposer car les bus pour les provinces n’étaient pas encore organisés. A cette époque, seuls les vols de rapatriement étaient reçus et l’arrivée dans les provinces était organisée par la nation. Dans l’après-midi, ils nous ont appelés pour monter dans le bus, avec des gens de Cordoba et de Mendoza (deux provinces argentines). Ce trajet a duré 30 heures. Il a été trop long car il y avait de nombreux contrôles sur l’itinéraire et chaque province avait ses protocoles de circulation des véhicules. Nous sommes finalement arrivés à Mendoza dimanche soir. Nous avons fait une quarantaine de 14 jours dans un hôtel et nous avons pu ensuite retrouver notre famille, qui est venue nous chercher à l’hôtel car nous avions beaucoup de bagages.

M.S :  En 2020 vous étiez venus en France pour des études dans le cadre d’un échange entre nos deux pays (genre ERASMUS) et  vous avez été surpris par le 1er confinement. Avez-vous validé vos acquis? N’avez-vous pas été pénalisés par ces contre temps dus à la pandémie?

A.B : Nous avons pu terminer notre bourse car malgré le début de la pandémie, l’université poursuit virtuellement ses activités. Nous n’avons tout simplement pas pu terminer les sujets pratiques, mais nous n’avons pas eu de pénalité pour cela car c’est compréhensible. Pour le moment, nous avons déjà envoyé le dossier à notre faculté, mais normalement les tâches administratives prennent beaucoup de temps et nous attendons une résolution, on espère qu’elle soit positive.

M.S :  Comment avez-vous repris vos activités musicales  au sein de vos groupes et orchestres respectifs?

A.B : Nous avons repris nos activités petit à petit, car à notre arrivée en Argentine, il y avait encore de nombreuses restrictions.

Bruno : À mon arrivée, j’ai repris virtuellement les répétitions de l’orchestre de guitare, il s’agissait d’étudier individuellement et d’envoyer des audios les jours de répétition, et à mesure que le temps passait et que les protocoles pour les musiciens étaient approuvés, nous avons pu reprendre les activités en face à face en petits groupes. Pendant l’été, nous avons eu toutes les répétitions du groupe complet pour pouvoir jouer dans différents festivals. Avec mes autres groupes, nous répétons normalement en respectant les mesures de distanciation sociale. Avec « Les fous » on vient de faire un concert en hommage à Edith Piaf, c’était très bien, avec un large public au théâtre et aussi transmis en streaming.

Alexa : De mon côté, je n’ai pas pu reprendre mes activités orchestrales puisque l’orchestre travaille avec un petit groupe et ne fait pas  appel à des musiciens occasionnels. J’ai commencé à jouer avec un quintet à vent, où nous faisons de la musique argentine populaire au format musique de chambre, et je joue avec un quatuor de clarinettes où nous nous consacrons également à la musique de chambre notamment classique.

M.S :  Décrivez nous la situation sanitaire en Argentine.

A.B : La situation sanitaire de l’Argentine a évolué favorablement pendant l’été, mais lorsque les mois les plus froids sont arrivés, nous sommes revenus aux restrictions et avons de nombreux cas positifs, même si la situation à Mendoza est bien meilleure que celle de Buenos Aires. Heureusement notre santé et celle de notre famille sont très bonnes.

M.S :  Et pour conclure espérez-vous pouvoir revoir « votre village de France »? Si oui est ce que vous nous préparez un programme musical mi répertoire argentin, mi répertoire français.

A.B : Nous serions ravis de revenir lorsque la situation se sera normalisée dans les deux pays et que nous pourrons voyager normalement. Nous voulons préparer un nouveau répertoire, bien sûr mi-français, puisque nous aimons votre musique et mi latino-américaine pour partager un peu de notre culture. Maintenant, nous sommes en train de faire le B2 du français , afin que lorsque nous nous reverrons, nous puissions mieux parler et que vous nous comprendre. Un grand merci pour vous deux, on vous envoie quelques photos. Grosses bises pour vous deux. À bientôt de vous lire.