BELLE AFFLUENCE LORS DU RASSEMBLEMENT MOTO

En cette belle journée dominicale, de nombreux motards se sont donnés rendez-vous au relais motos du Café du Luxembourg.

Vidéos postées sur youtube par des motards présents ce jour-là :

http://www.youtube.com/watch?v=v-F6xgxzxTc&feature=player_embedded#!

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BSXEgsz3rLI

http://www.youtube.com/watch?v=0YZ8RaM8YYA&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=bnLgR8Zb8nE&feature=player_embedded#!

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ARRÊTÉ INTERDISANT DE FAIRE DU FEU

Le risque incendie de forêt demeure très important sur le département en cette période hivernale en raison de l’absence de précipitations notables depuis le début de l’année et de la présence d’un vent important. On constate un état de dessèchement de la végétation et un volume important de biomasse combustible. En conséquence, le préfet du Gard a décrété une interdiction de fumer, de porter ou d’allumer du feu à l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, landes, maquis, garrigues, plantations et reboisements. Il est également interdit aux usagers circulant sur les voies publiques traversant ces terrains de fumer ou de jeter des objets brûlants. Cette interdiction court jusqu’au 25 mars inclus.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 16/02/2012)

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LA SAGA DES CHIENS CONTINUE SUR LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

Le séjour se poursuit pour Mirza, chien en vacance qui a retrouvé Youki, chien saint jeannais.
Après les salutations d’usage, les animaux de bonne compagnie sont toujours polis, les deux amis engagent la conversation.
Youki : Alors, ce séjour à Saint Jean, toujours aussi divertissant ?
Mirza : Oui, et je me suis fait un nouveau copain ! Un bel épagneul qui a fini sa saison, puisque la chasse est maintenant fermée. Et il m’en a raconté de belles !
Youki : Allez, dis moi, ne me fais pas languir !
Mirza : Oh ! Ce n’est pas très réjouissant, du moins pour le début de l’histoire. Pour ne pas perdre le flair pour la prochaine saison de chasse, mon copain s’entraine souvent dans la garrigue, pour repérer les pistes du gibier. Figure-toi, que sur un terrain rocailleux et dégagé, il a trouvé des tas de douilles de cartouches vides.
Youki : Comment se fait-il que ces résidus de chasse traînent dans la nature ?
Mirza : Mon copain, m’a dit que son maître, bon chasseur, récupérait ses douilles vides. Il m’a même expliqué que, dans le cadre du développement durable, la chasse ne doit pas faire exception et se doit de respecter le concept de durabilité et de responsabilité.
Youki : Et alors … Que faisaient ces douilles dans la nature ?
Mirza : Comme ailleurs, il y a des brebis galeuses au sein des chasseurs. Ils ne respectent pas l’environnement.
Youki : Tout cela est bien triste. Mais au fait, la bonne nouvelle que tu m’avais annonceé ?
Mirza : Ah oui, j’y viens. Ce dimanche, un petit garçon qui était venu souhaiter la fête à sa mamie est allé se promener avec elle dans la campagne. Il a repéré toutes ces cartouches multicolores et avec l’aide de sa grand-mère, il a décidé de les ramasser. En moins d’une heure, et sur quelques dizaines de mètres carrés, ils en ont recueilli plus de 300 ! Tu te rends compte ! Surtout que mon copain l’Epagneul m’a dit qu’il existait des systèmes de collecte et de recyclage pour ces douilles usagées.
Décidément, il y a encore du travail à faire auprès de certains pour le respect de la nature, pensa Youki en s’éloignant.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 09/03/2012)

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AVANT L’ARRIVÉE DU MOUSTIQUE TIGRE, QUELQUES PRÉCAUTIONS A PRENDRE

Bien que nuisants, tous les moustiques ne transmettent pas de maladies. Aedes albopictus est un moustique d’origine tropicale, également appelé «moustique tigre».

Il existe alors un risque de transmission de ces maladies dans la région, selon le processus suivant :

• un voyageur infecté en zone d’endémie (Asie du sud est, Amérique du sud, Afrique) revient dans un département dans lequel le moustique est implanté alors qu’il se trouve en phase virémique (présence du virus dans le sang jusqu’à 7 jours après le début des signes cliniques) et se fait piquer par Aedes albopictus.
• après quelques jours, le moustique infecté devient à son tour infectant et peut alors contaminer d’autres personnes lors de piqûres, un cycle de transmission peut alors commencer avec apparition de cas autochtones (personnes n’ayant pas voyagé dans une zone d’endémie).

Son implantation a été mise en évidence en Languedoc-Roussillon : dans le Gard et l’Hérault. Il se déplace peu, donc celui qui vous pique est né chez vous.Ainsi, il est important de supprimer les eaux stagnantes qui servent de lieux de reproduction du moustique : soucoupes des pots de fleur, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés, etc… Des gestes qui réduisent de 80% le risque de présence du moustique à proximité du domicile et donc de piqûre.

CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LE MOUSTIQUE TIGRE

SOYEZ SECS AVEC LES MOUSTIQUES

Sur le moustique tigre, son implantation et les gestes de prévention : albopictus30

 

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MANON DES SOURCES CEVENOLES ! QUAND L’EAU EST UN BIEN PRECIEUX

C’était au début du siècle dernier. Il n’y avait pas encore l’eau courante dans les maisons. Aussi, sources et fontaines étaient elles précieuses, tant pour l’eau  pour la cuisine et la boisson, que pour l’eau destinée à la toilette, aux taches ménagères et aux animaux.
Ainsi, un 6 septembre de l’an 1913, le garde champêtre, « dûment assermenté et revêtu des insignes de ses fonctions », comme l’exigeait la loi, faisait un rapport qui pourrait faire sourire de nos jours.
Vers les six heures du matin, nous avons  aperçu un groupe d’environ vingt femmes à la fontaine. Elles faisaient un tapage infernal ! Nous nous sommes rendus sur les lieux pour connaître le fait. Nous apercevons tout de suite que la fontaine publique, qui coulait en abondance la veille, était presque complètement tarie. Sur six tuyaux, un seul coulait à peine. Nous nous livrons aussitôt à une enquête, et nous apprenons que le propriétaire du terrain en amont avait employé une équipe de maçons, pendant la nuit précédente, pour détourner l’eau de la source à son profit !
Après moultes palabres et, suite à l’intervention du premier magistrat, le « détourneur» fut prié de remettre les choses en l’état, et la population a été à nouveau alimentée en eau comme par le passé. Et le garde champêtre de conclure : En fait de quoi, nous avons dressé ce procès verbal pour être déposé aux archives de la mairie.
La fontaine du village existe toujours, le débit est infime suite à toutes les galeries minières qui ont sillonné le sous sol du village. Mais qui s’en soucie à l’heure actuelle, car plus de lavandières, plus de poules et de lapins à abreuver, plus de seaux pour charrier cette eau si précieuse qu’il fallait économiser, car pénible à transporter. Il est maintenant si facile d’ouvrir le robinet et de laisser couler l’eau, souvent plus qu’il est nécessaire !
Cette  facilité d’accès à l’eau potable pourra-t-elle durer encore longtemps ? Il faudrait songer dès maintenant, à ne pas la gaspiller, voire à l’économiser et à ne pas la polluer pour assurer un avenir serein, car l’eau est source de vie.
(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 04/03/2012)
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POUR LE RESPECT DE L’HYGIÈNE ET DE LA NATURE

Conversation canine entendue au coin d’une rue entre Mirza, chien en vacances et Youki, chien St Jeannais.

Mirza – Dis donc, il est drôlement chouette ton village ! »
Youki – Oui, c’est un petit village tout à fait agréable, avec un beau quartier médiéval, dans un écrin de collines verdoyantes.
Mirza – Mais pourquoi te pinces-tu le nez ?
Youki – Parce que, le matin, quand mon maître me sort, pour m’emmener dans la campagne, je suis obligé de slalomer au milieu des crottes que certains de mes congénères ont déposées au beau milieu de la rue.
Mirza –Pourquoi font-ils cela ?
Youki – Quand je discute avec eux, ils m’expliquent que, comme moi, ils aimeraient bien aller gambader dans la nature toute proche, plutôt que de salir pavés et trottoirs, mais leurs maîtres ne daignent pas faire l’effort de les accompagner un peu plus loin que d’habitude.
Mirza – Y a-t-il une solution à ce problème de salubrité publique ?
Youki – Il faudrait tout simplement apprendre un minimum de civilité et de respect des autres à ces propriétaires de chien indélicats. Le soir, tranquillement assis au coin du feu, j’écoute moi aussi les informations, et j’ai entendu parler du Grenelle de l’environnement, et je me dis qu’un petit effort de chacun rendrait rapidement la vie plus agréable pour tous.
Mirza – Ca gâche la promenade
Youki – Et tu n’as pas tout vu en ce qui concerne le respect de la nature. Je vais me promener sur tous les chemins du village, et je peux te dire que, chez les humains, certains ne respectent absolument rien. Sur les chemins environnants, on trouve des tas de gravats et des amas d’encombrants qui gâchent chaque jour un peu plus le paysage. Pourtant, je sais que plusieurs déchetteries sont mises gracieusement à la disposition de tous les citoyens, mais ceux qui jettent de tout n’importe où méritent-ils encore le titre de citoyen ?
Un peu dépitée, Mirza s’est dit en quittant son copain qu’un fabuliste moralisateur aurait pu écrire une belle maxime sur ces tristes réalités.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 03/03/2012)

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NOUVEAUX HORAIRES POUR LA BOULANGERIE

La boulangerie ouvrira ses portes désormais de 7 h à 10 h du mardi au samedi et de 7 h à 12 heures le dimanche.

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GRAND-MÈRE M’A RACONTÉ : LA VOTE

Depuis le début du siècle dernier, « la vote » c’est-à-dire la fête votive était tenue par les conscrits de l’année.
La fête commençait par la tournée des gâteaux. Les conscrits s’assuraient les services de quelques musiciens et passaient de maison en maison pour proposer un gâteau. Il ne s’agissait pas de simples brioches, comme c’est le cas maintenant, mais de vrais gâteaux à la crème. Et puis, les musiciens jouaient à la demande, cela allait de l’Internationale à l’Ave Maria en passant par une valse, suivant les idées politiques ou religieuses de chaque chef de famille. Puis le samedi, la fête commençait. Quelques manèges s’étaient installés : des balançoires au Luxembourg, le chahut au pied de la fontaine. Le carrousel devant la mairie était mis en mouvement par un cheval. Il y avait plusieurs stands de tombola. On pouvait gagner ici de la vaisselle, là des pralines, ailleurs des fougasses. On misait un sou sur un numéro et la roulette décidait du gagnant. Ce n’était pas la roue de la fortune, mais on se contentait de peu à l’époque ; Il y avait des concours de boules et des concours de chant. Les nombreux cafés sortaient tables et chaises sur le trottoir. On venait boire une bière ou de la limonade en famille.
Et puis, il y avait le bal, toujours dans la cour du Luxembourg, avec son concours de danse. La meilleure valseuse remportait une ombrelle et un flacon d’eau de Cologne. Mais pas question d’aller promener avec son galant à l’extérieur du bal. Les mamans étaient là et « montaient la garde » ! Mais comme le rappelle Renée Lahondes, la fête ne s’éternisait pas jusqu’à point d’heure, car « lou dilus, devets prendré lou cabas !» (le lundi, il fallait prendre le cabas, c’est-à-dire pour tous ces jeunes retourner à la mine).

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 29/02/2012)

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CYPRIENNE ASSENAT S’EN EST ALLEE

Elle avait atteint ses quatre vingts dix ans et semblait encore il y a quelques jours en bonne forme. Et pourtant, après une courte hospitalisation, elle s’est éteinte tranquillement pendant la nuit. Cyprienne Durand était devenue Saint Jeannaise lors de son mariage avec Henri Assénat qui demeurait au Barry. Jeune, pendant la guerre, il assurait le ravitaillement de la famille en se rendant en Haute Loire pour s’approvisionner auprès des paysans. Il avait rencontré Cyprienne et ils s’étaient mariés. Henri avait fait une grande partie de sa carrière à la mine. Ils s’étaient installés avec leurs trois enfants rue des Granges. Plus tard, le couple était devenu gardien d’un château. Mais Henri est tombé malade, et son épouse l’a soigné à la maison pendant de très nombreuses années avant qu’il ne décède. Quelques années après, elle avait uni sa solitude à René, habitant des Mages, qu’elle avait accompagné jusqu’à ses derniers instants. Un autre malheur était venu attrister sa vie il y a deux ans : le décès de son fils ainé Gilbert. Toujours de bonne humeur, elle attirait la sympathie du voisinage qui le lui rendait bien. Vive et spontanée, elle était toujours à l’écoute de son prochain. Cyprienne avait été membre actif de l’Association Familiale. Elle avait assuré avec dévouement le rôle de visiteuse de malades dans les hôpitaux. Elle se définissait comme une battante et pensait que son passage à l’hôpital ne serait bientôt qu’un mauvais souvenir. Elle est partie entourée de tous les siens, accompagnée d’une importante foule de voisins et d’amis. A ses enfants, petits enfants et arrières petits enfants, nous présentons nos sincères condoléances.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 28/02/2012)

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GRAND-MÈRE M’A RACONTÉ : LES PETITS MÉTIERS D’AUTREFOIS

Avant le développement des moyens de transport, les déplacements vers la capitale des Cévennes étaient rares car longs et fastidieux. Aussi, dans chaque village, à peu près tous les métiers nécessaires étaient présents. Renée se souvient de ces artisans qui faisaient la joie des enfants et le bonheur des ménagères.

Un cordonnier (lou pégot) était indispensable pour réparer ou ressemeler la paire de chaussures (souvent unique exemplaire pour chacun). Il réparait aussi les harnais des chevaux. À l’entrée de son échoppe trônait une belle pancarte avec un magnifique coq doré où on pouvait lire : ‘Quand ce coq chantera, crédit tu feras !’

Chaque semaine, un estamaïre s’installait dans une échoppe rue des Granges. Dans un bain d’étain, il redonnait vie aux couverts en fer. Il réparait aussi oules (marmites) percées et récipients en faïence.

Régulièrement, le rémouleur s’installait sur la place. Il aiguisait tous les outils tranchants.

Dans la rue de l’église, le rempailleur s’asseyait devant la porte de sa boutique pour tresser la paille et rénover chaises et fauteuils.

Les métiers de bouche étaient bien représentés. Il y avait plusieurs bouchers. Ils abattaient eux-mêmes leurs bêtes. L’un d’eux possédait un abattoir qui n’était qu’un simple hangar. Un autre tuait ses bêtes en plein air derrière la mairie… loin des règlements sophistiqués obligatoires actuellement.

Des marchands ambulants sillonnaient de temps en temps les rues. Le marchand de lunettes portait une caisse sur son dos, équipé de petits tiroirs. Les myopes ou les presbytes venaient essayer… sans passer par l’oculiste ! Beaucoup de familles élevaient des lapins. Chaque mois le fataïre (ramasseur de fates : vieux morceaux de tissu mais aussi de peaux) claironnait dans les rues : Pel de lebre, pel des lapins, mai que la car y sieguesse dedins (peau de lièvre, peau de lapin, même s’il y a encore la viande à l’intérieur).

Ainsi allait la vie de notre petit village.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 24/02/2012)

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PREMIER RASSEMBLEMENT MOTOS

Le dimanche 11 mars, à partir de 10 h, le Relais motards du Luxembourg organise son premier rassemblement motos. L’entrée en sera gratuite, ainsi que les emplacements pour les stands. Tous types et modèles de motos pourront être de la fête.

Au programme :

10h00 – accueil des motards.
10h30 – visite commentée du village et du musée des blasons.
12h00 – restauration sur place : saucisses frites ou paëlla géante.
14h15 – balade à moto dans les Cévennes, pour un périple d’une soixantaine de kilomètres.

Dans l’après midi, animations motardes sur la place du Luxembourg et dans la salle du Trianon : stands moto, crêpes
Une occasion pour les néophytes de découvrir de superbes machines et pour les pilotes de se retrouver entre connaisseurs.
Pour le repas paëlla, il est prudent de réserver. Pour tous renseignements, contacter le 04 66 78 64 20.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 23/02/2012)

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GRAND-MERE M’A RACONTE : LE TRAVAIL A LA TOILE

Comme la plupart des filles de l’entre deux guerre, Renée a passé sa jeunesse « à la toile ». L’activité minière, qui avait remplacé la sériciculture avait besoin de beaucoup de main d’œuvre. Pour trier le charbon, les filles, à partir de quatorze ans étaient placées de chaque côté d’une bande de transport, « la toile », sur laquelle circulaient tous les éléments sortis de la mine. L’œil aguerri, et la main leste, chacune était chargée de retirer les pierres et de laisser passer le charbon. A la sortie du criblage (tri des différentes grosseurs) il y avait trois bandes roulantes. La première bande était pour le menu fretin. La deuxième recevait les éléments un peu plus gros. Et enfin, la grande bande voyait passer les grosses mottes de charbon, mais aussi les grosses pierres. Sur cette bande, c’était les hommes qui triaient, car il fallait être costaud pour retirer les lourdes pierres. A la chaleur en été, au froid et au courant d’air en hiver, les quatre vingt employés prenaient le poste à 7 h le matin. Il y avait une «pause déjeuner » vers 11 h et le travail s’achevait à 16 h.
Un surveillant (Eugène) notait les paniers de pierres retirés par chacune, la paye dépendait du résultat. Le surveillant avait de temps en temps un besoin impérieux de quitter son poste. C’est à ce moment là que les plus hardies en profitaient pour ajouter quelques barres supplémentaires sur le carnet de compte des paniers. Quelques fois, un doute jaillissait dans le regard du surveillant, qui faisait la remarque à haute voix, mais le brave homme fermait les yeux sur cette petite tricherie de filles vaillantes et travailleuses. A cette époque, les salaires étaient de 15 francs pour la quinzaine !

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 22/02/2012)

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GRAND-MÈRE RENÉE M’A RACONTÉ L’HISTOIRE DE LA SÉRICICULTURE AU VILLAGE

Renée Lahondes, « la Renée » comme tous les anciens Saints Jeannais ont coutume de l’appeler n’a quitté son village que pour se rendre périodiquement chez l’un ou l’autre de ses enfants. C’est dire si en 95 ans de vie au cœur de son Saint Jean, elle a pu accumuler des souvenirs. Surtout que Renée, a une mémoire infaillible sur tous les évènements de son village qui ont parsemé son quotidien. Dans le premier quart du siècle dernier, l’activité séricicole était encore importante dans le village. Les faïsses étaient couvertes de muriers, l’arbre d’or des Cévennes. Tous les grands mas possédaient d’importantes magnaneries. Le mas Evesque, à la sortie du village, la maison Servier, derrière la mairie, la maison Sihol, le mas Guiraud aux Miniers, le mas Borie au Cambonnet embauchaient du personnel pour ramasser « la feuille », celle des muriers, seule nourriture des vers à soie.
Quand les vers s’étaient « encabanés », c’est-à-dire qu’ils étaient montés dans les branches de bruyère pour faire leurs cocons, c’était le moment d’apporter la récolte à la filature. La filature de Saint Jean, propriété d’une famille Brahic, était au centre du village, derrière le dépôt Midi Libre actuel. Au rez de chaussée se trouvaient les chaudières qui chauffaient l’eau et fabriquaient la vapeur nécessaire à la rotation des bobines. C’était le domaine des hommes. A l’étage, une quarantaine de « bassines » remplies d’eau bouillante servaient à démêler les fils de soie déposés par cinq, six ou huit brins sur les bobines où ils s’enroulaient. Du lever au coucher du soleil, les doigts dans l’eau bouillantes, filles et femmes cherchaient le début du fil de chaque cocon avant de le déposer sur la bobine. Dans la chaleur moite des vapeurs malodorantes et le bruit des courroies d’entrainement des moulins, ce travail était pénible et mal payé. On travaillait pour « quelques sous ». A cette époque, une erreur, un retard dans la cadence, du fil gaspillé, entraînaient au moins une amende, sinon une mise à pied. On ne rigolait pas avec la discipline. Et pourtant, toute cette jeunesse chantait souvent tout en travaillant. La crise de la sériciculture, liée à la concurrence des soies venues d’Asie a mis fin à cette activité longtemps florissante dans nos vallées. La mine fournissait désormais suffisamment d’emplois pour que toute cette main d’œuvre trouve du travail et puisse continuer à vivre au pays.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 19/02/2012)

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PROTECTION DE LA FAUNE DE NOS CAMPAGNES

Un véhicule qui s’arrête à chaque poteau téléphonique, un contrôleur en gilet fluo qui en descend, et observe le poteau, cela est intrigant. Si en plus la personne sort une longue perche pour accéder tout en haut du pylône, c’est encore plus surprenant. Il fallait donc se renseigner. C’est chose faite, et voici l’explication : la société Artec est chargée de contrôler les lignes téléphoniques. Chaque poteau est numéroté, identifié et positionné. Muni d’un ordinateur, le contrôleur, après avoir identifié le poteau, fait la description de l’environnement, arbres, lignes électriques, état du socle, des supports de fils et des boîtes de branchements. Lorsqu’il s’agit d’un poteau sous forme de tube en aluminium, il sort une longue perche télescopique. Il fixe sur l’aimant une coupelle métallique munie de deux oreilles. Et avec sa perche, il va déposer cette coupelle tout en haut du poteau. Mais pourquoi ? Tout simplement pour obstruer le trou d’entrée pour éviter qu’un oiseau venu se percher sur le bord, ne tombe à l’intérieur et y meure. En effet, les oiseaux cavernicoles tels les mésanges, les chouettes, et les hulottes, mais aussi des mammifères comme l’écureuil, le loir, ou le lérot qui cherchent refuge dans des trous, visitent les poteaux et peuvent se retrouver piégés dans ce conduit étroit d’où ils ne peuvent ressortir. Il y a plusieurs millions de poteaux téléphoniques creux sur le territoire, et des milliers d’oiseaux étaient retrouvés morts. À la demande d’associations écologiques, des bouchons ont été posés, mais, au départ, ils étaient en plastique, et se dégradaient rapidement. Maintenant ils sont en métal et donc posés à vie. Mieux encore, maintenant, le sommet des nouveaux poteaux est obturé en usine, rendant impossible la chute de tout animal à l’intérieur. Un progrès pour la protection de la faune de nos campagnes.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 15/02/2012)

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GASTRONOMIE ET CONVIVIALITÉ POUR LA SAINT JEANNAISE

Charcuterie, tourte au saumon, trou normand, caille sur canapé, fromage, île flottante, baba au rhum … ceci n’est pas un inventaire à la Prévert ! C’est tout simplement le menu concocté par les membres de l’association « La Saint Jeannaise » pour le repas qu’elle avait organisé comme chaque trimestre pour ses adhérents.
Tout au long de l’année, le jeudi après midi, une rencontre est organisée. On se retrouve, on papote, mais on se fait plaisir en tricotant, crochetant et cousant. Chacun met son savoir-faire au service des autres, et de conseils en essais, les techniques se perfectionnent et les réalisations vont bon train. Certains se sont même lancés dans la peinture. Et puis il y a les gâteaux de Christine pour finir la réunion en beauté autour d’un bon café.
Mais samedi, les sympathisants étaient venus se joindre aux habitués pour un bon petit repas à partager. Et ils étaient heureux, les séniors de se retrouver autour d’une table accueillante pour un moment de convivialité. Au moment du trou normand, quelques membres de l’association qui avaient répété en grand secret ont même poussé la chansonnette. « Riquita » et « La balade des gens heureux », ont été repris en chœur par l’assistance.
Jeudi, les ateliers des « petites mains » reprendront leurs activités, en attendant un nouveau rendez-vous convivial, peut être au restaurant cette fois ci.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 14/02/2012)

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SCULPTURES ANIMEES AU PROGRAMME DES MERCREDIS RECREATIFS

« Mika, Moussier Tombola, Keen’v, M Pokora, Justin Bieber » ces noms n’évoquent rien pour la majorité d’entre nous. Ce sont des chanteurs et chanteuses éphémères, aussi vite montés au pinacle qu’oubliés au bout de quelques chansons où de quelques jours au Hit Parade. Mais ponctuellement, ces chansons peuvent être sources d’inspiration pour les plus jeunes. Soutenue financièrement par le Conseil Général et la Communauté de Communes, l’association Artémuz a assuré cette année encore l’animation des mercredis pour les petits Saints Jeannais. Le thème était Alexander Calder. Ce sculpteur du siècle dernier est connu pour ses mobiles géants. Il a aussi fabriqué un cirque animé miniature fait à base de bout de métal et de bois récupérés. C’est cette réalisation qui devait inspirer les enfants. Le défi était d’associer une chanson à une réalisation en trois dimensions, dont un élément au moins devait être articulé. Sous la houlette de Maud, l’animatrice, après le choix de la chanson, les réalisations ont commencé à prendre forme. Au fil des séances, les problèmes techniques sont quelque fois venus perturber les travaux, et les « bricoleurs » se sont rendu compte qu’il n’était pas toujours possible de réaliser le projet tel qu’on l’avait imaginé. Des modifications et des améliorations techniques ont dû être apportées. Mais, avec l’aide d’une maman venue prêter main forte, tous les projets ont été menés à terme. Et ils étaient fiers d’exposer tous leurs petits chefs d’œuvre, de faire écouter les musiques choisies et de commenter leurs réalisations. Et chacun, devant parents et amis, a manipulé la partie mobile de la sculpture, comme la consigne de départ le stipulait. Nous avons vu s’animer une note de musique, un skate board, une marionnette sur boule, un prince et une princesse autour d’un château médiéval, ou encore un père Noël ou un hamac suspendu à deux cocotiers. A la fin de l’exposition, quelques friandises ont récompensé les jeunes artistes.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 10/02/2012)

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PRÉPARATION DES JOURNÉES MÉMOIRE DU VILLAGE

C’est l’hiver, pendant que les arbres frissonnent, l’eau gèle au bassin. C’est l’hiver, les oiseaux volettent, engourdis par le froid. C’est l’hiver, la bise fouette les visages rougis. C’est l’hiver, la terre gelée craque sous les souliers fourrés. C’est l’hiver, au coin du feu, grand père s’est assoupi. Moins six, moins sept, moins huit, tous les jours les enchères montent quand on se croise le matin sur le trottoir gelé. Certains jours, il n’y a plus d’eau pour se laver car le compteur a fini par geler. Ailleurs, la canalisation a explosé, l’eau qui ruisselait du trou béant a gelé cette nuit, la chaussée est maintenant verglacée. Même bien emmitouflé, on a la goutte au nez et on finit par éternuer. Ainsi vont les aléas d’un hiver rigoureux dont nous avions un peu perdu l’habitude. Fini les longues promenades, il faut rester au chaud. C’est l’occasion de mettre de l’ordre dans les papiers et les photos. Au fait, vous vous souvenez des journées mémoire de 2010 ou des centaines de photos regroupées par Cathy Justet avaient fait revivre les souvenirs des Saint Jeannais. Eh bien, cette année, cette belle fête des retrouvailles aura de nouveau lieu. Vous avez encore des photos inédites, plus ou moins anciennes de mariages, de l’école, de l’Etoile Filante, de la Jeunesse de l’avenir, des kermesses, des fêtes votives, de la fête médiévale ou de tout autre évènement local. C’est le moment de fouiller dans le fond des armoires, dans la malle sous l’escalier, ou dans les albums depuis trop longtemps oubliés. Si vous trouvez ces souvenirs photographiques, faites en profiter les Saints Jeannais en les prêtant à Cathy qui les photocopiera avant de vous les restituer. Ainsi la collection déjà bien fournie s’enrichira de nouveaux petits trésors pleins de souvenirs et de nostalgie.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 09/02/2012)

Vous pouvez consulter la base de données « photos anciennes » de la commune à l’adresse suivante en ayant au préalable demander un accès : http://joomeo.com/saintjeandevaleriscle/

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CONVIVIALITE, CHANSONS ET GOURMANDISES AU REPAS DES ANCIENS

Comme prévu, les belles blondes étaient bien présentes, mais elles étaient dans les assiettes, les bonnes oreillettes ! Cependant, il y avait aussi une belle brune, qui avec son boa a enchanté l’auditoire. Lady Bee, célèbre meneuse de revue du Carrousel de Paris, nous a entraînés dans le Paris des flonflons, des musettes et de l’accordéon. « Riquita » nous a fait connaître « La reine de Paris », tandis qu’avec « Nini peau d’chien »nous
avons grimpé sur les hauteurs pour entendre la « Complainte de la butte ». Nous avons croisé « La femme aux bijoux » alors qu’ «Un gamin d’Paris » tentait toujours de mettre Paris en bouteille ! L’amour, l’amour … « A quoi ça sert l’amour » oui mais : «Tel qu’il est, il me plait ». Pourtant, après un petit coup de « Petit vin blanc», si on se retourne sur son passé, chacun des présents a pu se dire « Que c’est beau la vie » et même pour beaucoup que «La vie c’est magnifique » ! Le tout agrémenté en intermède de blagues désopilantes et de jeux de mots subtils, que demander de plus pour passer un moment convivial entre Saints Jeannais. Ajoutez à cela un poème concocté par Werther à la gloire du cochon cévenol élevé aux châtaignes et vous aurez un aperçu complet de ce petit moment de bonheur partagé. Ainsi s’est déroulé en chanson l’après midi récréatif que l’Association Familiale
offre aux personnes du troisième âge depuis maintenant 54 ans. Un accueil chaleureux dans une salle bien chauffée, des tables engageantes et un tour de chant de haute qualité, tous les ingrédients étaient réunis pour passer quelques heures agréables. Les gourmands et les gourmets se sont régalés avec les oreillettes et les viennoiseries. Tout en discutant du bon vieux temps avec son voisin ou sa voisine de table, un verre de crémant à la main.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 08/02/2012)

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LOTO DE L’ASSOCIATION FAMILIALE – DIMANCHE 12 FEVRIER 2012 – 17h00

Partie avant quine offerte

6 parties de 6 quines

2 cartons pleins

Venez Nombreux ! La salle est chauffée.

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DÉBROUSSAILLER POUR ÉVITER LES RISQUES D’INCENDIE

L’obligation de débroussailler et de maintenir débroussaillé dans un rayon de 50 mètres autour des habitations présente plusieurs avantages. Le débroussaillement permet de mieux assurer sa propre sécurité et celle de sa famille car la propagation du feu est ralentie. Il facilite l’arrivée des secours et leur intervention pour éteindre les feux. Il évite aux secours d’être obligés de se concentrer autour des habitations et permet donc d’allouer plus de moyens à la défense de la forêt. Enfin, il évite les départs de feux, souvent dus à l’imprudence de l’homme, car la majorité des départs d’incendies de forêt ont lieu à proximité des voiries et des habitations. En cette période hivernale, propice au débroussaillement, Monsieur le Préfet du Gard réitère à tous ces obligations citoyennes. Il rappelle que les maires ont la charge d’informer leurs administrés, et précise qu’ils doivent renforcer
les actions de contrôle afin d’inciter les particuliers à exécuter les travaux indispensables à leur propre sécurité. Le respect de cette obligation participe avant tout d’une attitude civique. Donc, si vous êtes concernés, à vos sécateurs, faucilles ou mieux, faites vrombir débroussailleuses et tronçonneuses pour dégager les abords de vos habitations pour votre sécurité et celle de votre entourage.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 06/02/2012)

 

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