TOURISME

Cette petite communauté de 745 habitants, située dans l’ancienne vallée minière de l’Auzonnet, a su de très bonne heure prendre des choix décisifs pour son avenir. Elle était confrontée dans les années 80 à un exode de population occasionné par la fermeture des mines, après une relative expansion démographique. La municipalité s’est vue obligée de réfléchir aux nouveaux moyens qui lui permettraient de survivre. Il fut donc décidé d’orienter les efforts vers le tourisme : c’est ainsi qu’un camping et une piscine furent installés dans un écrin de verdure puis débuta la restauration du quartier médiéval du Barry et de son église romane. De nombreuses maisons furent rénovées et permirent l’ouverture d’un musée des blasons, d’une auberge, de gîtes et chambres d’hôtes.  La campagne de restauration entreprise était particulièrement judicieuse dans un village dont les maisons anciennes constituaient les remparts et où passages voûtés et ruelles étroites invitent le promeneur à voyager dans le temps.  Ses pas le conduiront vers la rue de la Tournelle où se trouve le musée. Celui-ci est né de la volonté de plusieurs passionnés désireux de donner à l’art et à la science des armoiries un sanctuaire unique en son genre.

Ce petit village des Cévennes avec son musée des blasons dispose désormais d’une vitrine riche en formes et en couleurs, véritable ambassadrice pour le développement de son tourisme. Une auberge installée dans une tour défensive offre des chambres d’hôtes pour ceux qui aimeront le charme et la sérénité de Saint-Jean de Valériscle, ancien fief des seigneurs de Budos, barons puis marquis de Portes, dont le château est visible depuis le village. A visiter également une église romane restaurée qui possède un ingénieux système d’amphores dans la voûte du chœur et qui améliorait son acoustique, un château et un musée dans son quartier médiéval qui réjouiront les visiteurs. Il fallait croire au tourisme dans ce petit village médiéval enchâssé dans une vallée aux mentalités imprégnées d’un récent passé minier. Aujourd’hui le pari est gagné, la preuve que Saint-Jean de Valériscle n’ayant pas renoncé à son passé n’a pas renoncé à lui-même.

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