IL ETAIT UNE FOIS L’AUZONNET

Les Cévennes, formées de collines et de montagnes aux pentes souvent en forte déclivité ont pourtant connu une occupation des lieux importante. Pour survivre, les habitants ont dû s’adapter aux contraintes du terrain, notamment  en construisant des murettes en pierres sèches. L’eau, souvent rare, était un élément fondamental de la vie et de la survie dans ces contrées aux étés arides.

Après une bonne pluie, les eaux tumultueuses bouillonnent à Pomier

Après une bonne pluie, les eaux tumultueuses bouillonnent à Pomier

L’Auzonnet, un des cours d’eau les plus laborieux de la région, est une des rivières cévenoles où l’on a le plus travaillé au cours des âges.

Ce cours d’eau d’une trentaine de kilomètres de long prend sa source au Valat de l’Enfernet au pied du château de Portes, puis va se jeter dans la Cèze.

© Noémie Duckwitz

Lors d’un épisode cévenol, l’eau a charrier des embâcles

Autrefois, les eaux de l’Auzonnet étaient très abondantes et très poissonneuses. Elles étaient utilisées pour les besoins domestiques et pour l’arrosage des jardins. Pour arroser dans les « faïsses », on utilisait des « pouzaranques », dispositifs mus par des ânes ou des mulets qui permettaient de remonter l’eau à l’aide de roues crantées et de godets.

Mais les galeries des mines de charbon ont eu raison de beaucoup de sources, et le débit actuel en fait un petit cours d’eau tranquille, du moins en apparence. Car, en automne, quand les contreforts des montagnes cévenoles disparaissent sous d’épais nuages noirs, gare à « l’épisode cévenol » ! En quelques heures, des trombes d’eau s’abattent sur la région, et les eaux tumultueuses des rivières emportent tout sur leur passage.

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