UN VILLAGE A VISITER (5) RESCLAUSES, MOULINS ET MARTINETS

L’histoire connue de la Vallée de l’Auzonnet ne remonte qu’au Moyen âge.

A cette époque, de nombreux barrages permettaient d’alimenter des canaux dont l’eau entraînait diverses machineries. Ces barrages s’appelaient « resclauses », d’où l’origine probable du nom du village : « Valléa resclausa » vallée des resclauses devenu au fil du temps Valériscle.

La force motrice de l’eau actionnait des moulins à farine, des moulins à huile, mais aussi des « martinets ».

La "resclause" de la Nougarède alimentait le moulin de Meilhen

La « resclause » de la Nougarède alimentait le moulin de Meilhen

Le sous-sol regorge de minerai de fer et les collines étaient boisées de chênes verts, matière première pour la fabrication du charbon de bois, nécessaire pour chauffer le minerai.

Ces deux éléments ont facilité l’implantation d’une industrie métallurgique pour la fabrication d’outils pour les travaux des champs, et surtout pour la fabrication de clous appelés « tachos ».

Les roues à aube entraînaient un arbre à cames qui soulevait une poutre au bout de laquelle était fixée une pièce de fer (le mal) servant de marteau. Ce marteau se levait et s’abaissait en cadence et le forgeron, tournant son fer rougi façonnait les outils au rythme de la roue à aubes.

Guerres, pillages et crues de l’Auzonnet ont eu raison de cette industrie dont il ne reste que peu de traces. Seul le village du Martinet a conservé ce souvenir dans son nom et ses habitants se prévalent toujours du nom de « Pico tachos » (tapeurs de clous) !

Depuis sa construction, ce barrage a résisté à de multiples épisodes cévenols

Depuis sa construction, ce barrage a résisté à de multiples épisodes cévenols

Cette activité artisanale, les moulins à blé ou à huile a assuré, bien avant l’exploitation du charbon, la vitalité de la vallée.

Les martinets et les moulins ont disparu emportés au fil des ans, par les crues impétueuses de la rivière. Seules subsistent quelques « resclauses » et des bribes de béals amenant l’eau aux moulins.

Un moulin avec ses roues à augets et ses meules existe encore en assez bon état au Coussac, sur la commune des Mages.

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