2014 : ANNÉE INTERNATIONALE DE L’AGRICULTURE FAMILIALE

Au niveau international, l’agriculture familiale contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire, de la nutrition et des moyens d’existence. L’agriculture familiale participe à la gestion des ressources naturelles, à la protection de l’environnement et au développement durable.
Dans les Cévennes, les murettes ont été construites pour créer des « faïsses » propices aux cultures vivrières. Plus récemment, dans les Cévennes minières, les générations qui nous ont précédés étaient essentiellement des paysans-mineurs. Il fut un temps, pas si lointain, où, dans la vallée de l’Auzonnet, chaque famille possédait un bout de jardin. Et le mineur-jardinier, après une rude journée au fond du trou, s’oxygénait en bêchant son coin de terre. Il y a une cinquantaine d’année, tous les terrains où il était possible d’apporter un peu d’eau, étaient des jardins potagers. Sources, puits, pompes à bras, pouzarenques, à chacun sa technique pour « faire venir » ses apis, ses virginies ou ses pommes d’amour. Et les cèbes ! A ne pas oublier, car les oignons de Saint Jean étaient si célèbres que le village était connu sous le nom de Saint Jean des Cèbes.
Maintenant la mine a fermé, la silicose a fait son oeuvre meurtrière, et petit à petit, les cultures potagères ont été abandonnées. « C’est que la terre est basse dans notre Midi ! » comme le chantait Fernand Sardou. Arbustes et broussailles ont envahi ces petits coins de paradis, où la famille se retrouvait le dimanche à l’ombre d’une belle treille de clinton.
Les temps ont changé, seuls quelques irréductibles sèment encore salades et radis, poireaux et petits pois. Mais quel plaisir et quelle fierté de rentrer chez soi, un panier à la main ramenant toutes les saveurs et les odeurs des légumes fraîchement cueillis.
Cependant au niveau mondial, les cultures potagères assurent la sécurité alimentaire de millions de personnes. C’est pour cela que l’objectif de l’ONU est de remettre l’agriculture familiale au centre des politiques agricoles, afin d’alerter les dirigeants du monde sur le rachat et l’exploitation des terres par des multinationales au détriment des cultures locales et la prise en otage des populations rurales.

(Jean-Marc Garnier – Correspondant de Saint Jean de Valériscle – Article paru dans Midi Libre le 11/03/2014)

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